140 élèves valdôtains ont reçu le diplôme du baccalauréat ESABAC

En 2013, dans le cadre du seul examen d’Etat, 140 élèves valdôtains ont obtenu simultanément le diplôme italien et le diplôme français sanctionnant la fin de leurs études secondaires. La cérémonie de remise des diplômes du baccalauréat 2012/2013, que les lycéens valdôtains ont obtenu en conclusion du parcours bilingue et binational ESABAC, a eu lieu le vendredi 6 décembre, dans l’Aula magna du Pensionnat régional Chabod d’Aoste.

Etudiant EtudiantsPour Giovanna Sampietro, Surintendant aux écoles « C’est vraiment un choix très important, car obtenir un ESABAC permet de rentrer dans beaucoup d’universités françaises et de la francophonie en général, et en plus il ouvre les portes au marché du travail européen, qui utilise beaucoup la langue française comme véhicule de communication. Alors je trouve que c’est un choix communicatif et politique à retenir, car on est en train de lier les racines culturelles de la dimension de la Région Vallée d’Aoste aux nécessités économiques et culturelles d’aujourd’hui ».

Les parcours ESABAC connaissent actuellement un succès extraordinaire sur l’ensemble du territoire italien : le MIUR a communiqué qu’actuellement 280 lycées de toutes les régions d’Italie proposent cette formation, de même que 45 lycées de France. Plus de 10 000 élèves italiens sont inscrits dans les cursus ESABAC en classes de troisième, quatrième et cinquième. Par ailleurs, si 700 élèves ont obtenu leur diplôme ESABAC en 2011, les lauréats étaient 1000 en 2012 et 1200 en 2013. En moyenne, 91% des candidats sont reçus, dont 15% avec la mention « Très Bien ».

Toujours pour Giovanna Sampietro, « depuis ses débuts, ce parcours a progressé avec les années. Cette année, on va donner de beaux diplômes à 140 élèves ; au début, il me semble qu’ils étaient 70, pas plus. Il faut le maintenir car il faut admettre que c’est un travail pour les professeurs et dans cette situation de crise et de difficulté à travailler dans l’école, il faut garder vivante l’attention sur ce thème : en effet, c’est un choix que l’Assessorat a fait, pour souligner l’importance de l’étude bilingue, et c’est pour ça qu’on choisit vraiment de fêter la remise des diplômes, pour souligner l’importance de ce choix ».

En Vallée d’Aoste, les établissements scolaires qui proposent cette formation d’excellence sont quatre : le lycée classique d’Aoste, le lycée scientifique et linguistique E. Bérard d’Aoste, le lycée Binel-Viglino de Pont-Saint-Martin, avec le cursus linguistique de Verrès, et le lycée linguistique de Courmayeur. Le parcours ESABAC prévoit l’enseignement de la langue et de la littérature française ainsi que d’une matière, l’histoire, en français tout au long des trois années du secondaire. À l’examen d’État 2013, ces élèves ont dû affronter deux épreuves spécifiques : une épreuve écrite de langue et de littérature française – qui se différencie de la quarta prova habituellement proposée en Vallée d’Aoste, car elle intègre aussi une épreuve écrite d’histoire – et un entretien oral en français.

Pour Franco Cossard, Directeur du Lycée linguistique de Courmayeur « c’est une approche différente avec l’histoire, la méthodologie est différente, et donc on part d’une analyse des documents : c’est une chose nouvelle pour la didactique italienne. Après, il y a la période historique : finalement on travaille sur celle de 1945 jusqu’à nos jours, et donc on parle du 20e siècle. Et après, avoir un bac, ça donne la possibilité à nos élèves de pouvoir aller dans les universités françaises. Il y a aussi des universités ici en Italie qui reconnaissent ce Bac comme examen de langue française : je pense que c’est un outil très important pour nos élèves ».

Un outil qui demande une formation spécifique : plus de 800 enseignants de langue et de littérature française, ainsi que d’histoire en français sont concernés, et ce, seulement en Italie. « Depuis cette année, nous avons aussi des stagiaires de langue maternelle française qui accompagnent les enseignants dans leur travail. Et en plus, on est train de travailler avec madame Duc pour repérer des moments d’échange pour eux, entre eux et aussi avec des experts, car la façon d’enseigner l’histoire dans les deux pays est assez différente. C’est quelque chose de plus, si vous voulez, mais aussi quelque chose qui demande de l’effort » conclue Giovanna Sampietro.

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